Sakebar n’est pas né de rien. Derrière le bar à saké du Quartier latin se cache l’une des plus anciennes adresses de la cuisine japonaise à Paris, au 3 rue Valette — une histoire qui commence en 1958.

Du Takaraya (1958) à Sakebar
C’est en 1958 que monsieur Takumi Ashibe décide d’ouvrir, au 3 rue Valette, ce qui allait devenir le premier restaurant japonais de France : le Takaraya. On y servait déjà, entre autres, sashimis et yakitoris. Il y restera jusqu’en 1963, avant de s’installer près de l’Opéra Garnier.
Après son départ, l’adresse change de visage : s’y succèdent les bars « Trois Valette » puis « My Room », où venaient se détendre les salariés japonais expatriés. Le lieu garde, au fil des décennies, un lien discret mais constant avec le Japon.
Près de cinquante ans plus tard, Youlin, de retour du Japon, entreprend de redonner une jeunesse à l’établissement vieillissant : une cuisine française à la manière japonaise, accompagnée d’une belle sélection de vins et d’alcools japonais. Le succès est au rendez-vous et ravit de nombreux palais. Fort de cette réussite, le restaurant finit par déménager pour aller au bout de son concept — c’est ainsi que naîtra Sola, près de Notre-Dame.
L’adresse de la rue Valette, elle, revient alors aux sources et se recentre sur ce qui fait son essence : le saké. Sakebar était né.
Une bulle de Japon au cœur du Quartier latin
Endroit singulier, petite bulle de Japon à deux pas du Panthéon et de la Sorbonne, Sakebar est né de la volonté de faire découvrir la richesse et la diversité des sakés japonais. Loin du cliché de l’alcool de riz servi brûlant, le lieu défendait une autre idée du saké : une boisson de dégustation, à explorer avec curiosité et patience.
L’approche du saké de Sakebar
Une trentaine de sakés y étaient proposés à la dégustation, choisis pour leur diversité : non filtrés, secs, doux, moelleux, parfois pétillants. La sélection faisait dialoguer les grands styles — junmai au caractère franc, ginjō et daiginjō plus fins et aromatiques, nigori troubles et soyeux, sans oublier des sakés plus rares élaborés selon des méthodes traditionnelles comme le kimoto. Chaque saké était présenté pour ce qu’il apporte à table : un équilibre, un umami, une finale.
Pour aller plus loin sur les différents styles de saké et sur la manière de les déguster, rendez-vous sur la page d’accueil.